UNICEF : Les défis relevés par l’UNICEF et ses partenaires dans le domaine de la prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité à Zinder

Le Bureau de la Représentation de l’UNICEF au Niger a organisé du 16 au 18 juillet 2021 une descente de presse dans la Région de Zinder, capitale de Damagaram. La mission est composée des journalistes des médias publics et privés. Elle a pour but de documenter l’approche protection alternative des enfants en mobilité en famille d’accueil encré sur le model ancestrale d’accueil des étrangers appelé localement : « SARKIN BAAKI ». A noter que ce projet financé par l’UNICEF et ses partenaires. Il intervient dans trois régions : Tahoua, Agadez et Zinder.

Arrivée à Zinder, la mission s’est rendue à la Direction régionale de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant qui est chargée de la mise en œuvre du Projet. Sur place, Mme Abdoulaziz Rabi, responsable de ladite direction a entretenu les journalistes sur les activités du projet, son fonctionnement mais aussi et surtout sur le concept « SARKIN BAKI ».

Depuis les temps immémoriaux, les Chefs traditionnels désignent des personnes pour accueillir les étrangers et les enfants en difficultés. C’est l’exemple du modèle « Sarkin Baki » à Zinder qui veut dire : « Roi ou Chef des étrangers ». Selon Mme Abdoulaziz Rabi, les services de protection ont recensé 35 maisons d’accueil fonctionnelles dont 13 ont été retenues au niveau régional sur la base de certains critères à savoir : l’engagement, le volontariat, la bonne moralité. En clair, « Sarkin Baki » doit être un chef de ménage avec femme(s) et enfants. Il doit avoir assez d’espace pour accueillir des étrangers et beaucoup d’amour pour les enfants etc. Pour la Ville de Zinder, sur 22 familles d’accueil sélectionnées 13 ont été retenues.

Mme Abdoulaziz Rabi,Directrice régionale de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant / Zinder

« Après officialisation des familles d’accueil retenues et eu égard aux activités à réaliser au profit des enfants comme l’écoute, l’appui psychosocial, le conseil, le retracement familial, la médiation familiale, notre service a organisé plusieurs sessions de formations des chefs des familles retenues avec le soutien des partenaires comme l’UNICEF, Save the Children, la croix rouge Nigérienne » a expliqué Mme Abdoulaziz Rabi. Ces formations visent à renforcer leurs capacités en prise en charge des enfants. Elles ont porté, entre autres, sur les modalités de signalement, la compréhension des différents stades de développement de l’enfant, l’appui psychosocial aux enfants migrants, les techniques d’écoute etc. Elle a souligné que dans le cadre de ce projet, les épouses des chefs de famille bénéficient des appuis financiers leur permettant de mener des activités génératrices de revenus (AGR).

Vue d’enfants en mobilité dans une famille d’accueil au quartier Ali Yaro / Zinder

Parlant du fonctionnement du Projet, Mme Abdoulaziz Rabi a indiqué que son service travaille en étroite collaboration avec plusieurs structures notamment la Police, la Gendarmerie, l’OIM, l’ONG Save The Children, le CONAF et le juge des mineurs Me Boukar Abatchia Abdoulkader qui délivre les autorisations pour le placement les enfants dans les familles d’accueil.

Me Boukar Abatchia Abdoulkader, le juge des Mineurs à Zinder

A ce propos, Me Boukar Abatchia Abdoulkader dit apprécier le changement comportemental et social constaté à Zinder vis-à-vis des enfants cibles du projet. Il se réjouit de l’excellence de la collaboration entre les différentes structures actives dans ce projet. Dans l’ensemble, tout se passe bien. Aucun cas de maltraitance d’enfant placé dans les familles d’accueil n’a été signalé à comprendre le Juge de Mineurs Me Boukar Abatchia Abdoulkader.

Avant de clore cette étape, la mission des journalistes conduite par l’UNICEF à Zinder a rencontré M. Salissou Zakari, Chef du Projet des enfants  »talibés » retournés du Nigeria. Un autre Projet piloté par le CONAF et qui financé par l’UNICEF. Partenaire de l’approche basée sur le modèle  » SARKIN BAKI », M. Salissou Zakari a entretenu les journalistes sur les impacts de ladite approche dans la Cité de Damagaram où sont basées les familles d’accueil des enfants.

M. Salissou Zakari, Chef du Projet des enfants  »talibés » retournés du Nigeria (Partenaire de l’approche basée sur le modèle  » SARKIN BAKI »)

« La dynamique prend forme progressivement grâce à la parfaite collaboration de tous les acteurs de la protection de l’enfant. Du reste, l’impact du projet n’est plus à démontrer au regard de l’épanouissement de ces enfants en difficultés qui ont retrouvé de l’affection et de la chaleur humaine dans leurs familles d’accueil respectives. Ce projet est vraiment un grand soulagement par rapport à cette question de prise en charge et de protection des enfants en situation de vulnérabilité » a conclu M. Salissou Zakari.

Yahaya Agali Oulame / Envoyé spécial niameysoir

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