SOCIÉTÉ : Lancement du Projet Yali Film School Fellowship suivi de la formation de 10 jeunes boursières

Niamey – Lundi 15 février 2021 : Le Ministre de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale, M. Assoumana Mallam Issa a présidé la cérémonie de lancement officiel projet Yali Film School Fellowship pour les femmes du Niger. Il est mis en œuvre au Mali et au Niger avec le soutien du Département d’Etat Américain à travers l’ambassade des Etats Unis au Mali au profit de vingt (20) femmes. Au nom du Gouvernement nigérien, le Ministre Assoumana Mallam a remercié l’ambassade des États-Unis au Niger pour cette initiative qui consiste à accompagner des jeunes leaders africains acteurs de développement. Pour rappel, Au Niger, dix (10) candidates ont bénéficié de la bourse des femmes «Yali Film School Fellowship » : Deux (2) de la région de Maradi, Une (1)  de Tillabéry et sept (7) de Niamey.

Peu après ce lancement à la Maison de la Presse, ces dix (10) lauréates suivront une formation de deux (2) jours à l’issu laquelle dix (10) courts métrages seront réalisés par chacune des participantes sur des thématiques librement choisies, relatant des histoires vécues et ou des situations dont elles souhaitent être désormais les porte-paroles. Ensuite, suivront des diffusions de masse dans vingt (20) espaces culturels au Niger pour amplifier la portée des messages véhiculés dans les films. La formation sera assurée par la jeune cinéaste nigérienne et ancienne boursière Mme Aichatou Macky avec l’accompagnement technique du Centre National de la Cinématographie du Niger.

Dans son mot introductif,  M. Sani Ayouba, Chef du projet Yali Film School Fellowship a mis l’accent sur l’importance du choix du film pour passer de message. Selon ses explications, le film est un outil efficace de sensibilisation, d’engagement et de défense des Droits, car les histoires rapportées peuvent être convaincantes.  Parlant du leadership des jeunes, il a affirmé : « Lorsque les jeunes ne comprennent pas leurs droits et leurs responsabilités, ils sont incapables de participer aux systèmes démocratiques, de demander des comptes à leurs gouvernements ou de construire les sociétés dans lesquelles ils veulent vivre. Cela conduit à la violence, à la pauvreté et à l’exclusion que nous continuons à observer ». M. Sani Ayouba, a illustré son propos par le cas particulier des femmes dont la voix porte peu et qui par conséquent sont systématiquement exclues des pôles de prise des décisions d’où leur faible représentativité aux commandes du pouvoir d’Etat.

Pour sa part, M. John Down, Chargé d’affaires Culturels du Centre Culturel Américain de Niamey a exprimé sa joie de voir ce projet se concrétiser après un an d’attente. Il a formulé le vœu de voir le Niger faire partie des pays de paix durable où les jeunes filles seront autonomes et impulseront le changement social. S’adressant aux participantes, M. John Down dit : « Nous voudrions que vous racontiez votre histoire avec votre propre voix. Ce faisant, vous informerez, inspirerez, mobiliserez une population sur certains des sujets les plus importants de votre vie. Faites-vous entendre et vous serez entendues. Ainsi, du côté de l’ambassade, nous serons confiants en disant : le Niger se lève ».

ALAB – Niger au service des jeunes qui bougent…

Le Laboratoire de Redevabilité (ALAB) Niger est une organisation créée en 2018 à Niamey, Accountability Lab Niger est membre Accountability Lab Global basé à Washington, DC aux Etats-Unis d’Amérique. Il a pour objectif principal de promouvoir la rédevabilité, l’intégrité et la lutte contre la corruption. ALAB – Niger soutient les jeunes porteurs des projets de développement ou des idées novatrices de l’intégration de leurs communautés.

Yahaya Agali Oulame / niameysoir.com

 

 

 

 

PHOTOS : NIAMEY – SOIR

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