SOCIÉTÉ : La prestation de services des OSC n’a pas réellement changé en 2019 au Niger (Rapport)

PRESTATION DE SERVICES: 4,3

 

La prestation de services des OSC n’a pas sensiblement changé en 2019. Les OSC ont continué de fournir des services dans des domaines variés : santé, éducation, logement, eau et énergie, développement économique, protection de l’environnement, gouvernance, et autosuffisance. Plusieurs ONG locales ont aidé des organisations humanitaires internationales à distribuer des denrées alimentaires et autres produits. Par exemple, Akarass a aidé l’UNICEF à construire des latrines d’urgence dans des camps de réfugiés et distribuer des kits de gestion de l’hygiène menstruelle aux femmes des camps et des villages d’accueil. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance a également collaboré avec d’autres OSC partenaires à Maradi et à Agadez.

Les OSC nationales sont plus proches des communautés que les OSC étrangères basées dans leurs grands locaux dans la capitale. C’est pour cette raison, et pour des impératifs de sécurité que les OSC étrangères ont souvent recours aux OSC locales pour la mise en œuvre de leurs activités. Les OSC nigériennes sont attentives aux préoccupations des communautés et les impliquent dans la planification et la mise en œuvre de leurs activités, en menant des études de faisabilité et en consultant les plans de développement communaux compilés de l’expression des besoins de la communauté. L’inclusivité est d’ailleurs une exigence de tous les partenaires financiers des OSC. Les activités des OSC doivent s’inscrire dans le cadre des politiques gouvernementales définies au niveau national, régional et municipal.

Tandis que les syndicats défendent en général uniquement les intérêts matériels et moraux de leurs membres, les OSC et les associations de développement fournissent des services à des personnes autres que leurs propres membres. Les OSC fournissent des services sans discrimination relative à la race, au genre, à l’appartenance ethnique ou politique, ou à l’orientation sexuelle ; cela leur est interdit par la loi. Elles peuvent toutefois fournir des biens et services sont parfois fournis à une cible bien donnée, comme les personnes atteintes d’un handicap, les femmes ou les éleveurs, ce qu’on appelle la « discrimination positive ».

Certaines OSC essaient de recouvrer leurs coûts en faisant payer leurs prestations ou en louant leurs salles de conférence et autres installations. Par exemple, l’AREN, Karkara et le RAIL recouvrent leurs coûts dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet de renforcement alimentaire et hydrique en facturant les services de leurs experts et en louant leurs véhicules et salles.

Les pouvoirs, aux niveaux national et local, reconnaissent clairement la valeur ajoutée des OSC dans le cadre de la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines des services sociaux de base et du développement durable. Dans ses rapports annuels, le MDC/AT donne toujours une estimation du pourcentage de la contribution des OSC aux efforts de l’État. Les responsables des ministères de tutelle sont souvent présents aux actions d’envergure conduites par les OSC et mentionnent les travaux des OSC dans leurs discours officiels.