SOCIÉTÉ : Journée d’échanges sur la charte éthique pour la couverture médiatique des migrations.

(Niamey le 22 juillet 2020) L’association des journalistes pour la sécurité et la migration (AJ-SEM) a organisé ce matin, à la Maison de la Presse de Niamey, une journée d’échanges et  de vulgarisation  de la charte éthique pour la couverture médiatique des migrations. Pour rappel, la Charte éthique pour la couverture médiatique des migrants a été adoptée en décembre 2019 par une trentaine de journalistes venue de quatre (4) continents réunis à Carthage en Tunisie sous l’égide de l’organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Le  texte rappelle aux journalistes et aux rédactions les principes déontologiques devant s’appliquer  à la couverture médiatique des migrations. Il a été officiellement lancé en février 2020 et se veut un outil supplémentaire de travail pour les journalistes qui s’intéressent particulièrement aux questions migratoires. Au Niger, l’AJ-SEM se charge de sa vulgarisation.

A l’entame de son propos au cours de cette rencontre, le président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) Dr Sani KABIR a souligné l’importance de la charte pour les professionnels des médias au regard de l’ampleur que prend la migration dans notre pays, dans la sous-région et le monde. Selon lui, la question des migrants est un phénomène difficile. Le plus souvent le traitement médiatique des questions migratoires fait l’objet de dérapage regrettable avec les images et des titres versant dans le sensationnel, la stigmatisation et les discours xénophobes qui attisent la haine. A cet effet, a indiqué le Président du CSC, le journaliste doit beaucoup apprendre sur la thématique afin d’enrichir ses connaissances et ses compétences. Ceci peut lui faciliter de faire correctement son travail en traitent le sujet de manière factuelle sans occulter le respect des droits des migrants.

Auparavant, à M. Abdoul-Razak IDRISSA, président de l’association d’affirmer : « Nous voudrons profiter de cette occasion pour inviter nos confrères à découvrir la charte, à se l’approprier et à s’engager dans la campagne de sa vulgarisation ».

Avant de terminer son propos, M. Abdoul-Razak IDRISSA a insisté que la vigilance et le professionnalisme dont le journaliste doit faire preuve dans le traitement des sujets migratoires. C’est un terrain a risques pour les journalistes, dit-il, en rappelant qu’en 2019 quarante (40) journalistes ont été tués, cinquante-sept (57) pris en otages, et trois cent quatre-vingt-neuf (389) détenus au plan mondial.

Nasser ZADA  /  niameysoir.com

 

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