POLITIQUE : Le malheureux ADO !

Le président du pays locomotive économique de l’UEMOA, malheureux ? Un président malheureux ça n’est peut-être pas courant en apparence mais ADO lui, est vraiment malheureux ! Oui, vraiment malheureux car malgré toutes ses contorsions malicieuses, il a fini par atterrir là où il était attendu : il veut rempiler pour pouvoir mettre en œuvre l’ECO MACRON-OUATTARA. Contre la CEDEAO !
Plus que la Démocratie et les valeurs et vertus qu’elle est sensée incarner, c’est le redressement économique de la France post covid-19 qui est à l’ordre du jour au sein de l’UEMOA. Du reste, à l’occasion de la visite d’une délégation de chefs d’États de la CEDEAO au Mali pour le sauvetage impossible du président IBK, nous avions déjà écrit que l’objectif n’était pas de sauver le Mali mais de ne pas compromettre la mise en route de l’ECO.
Aujourd’hui, quitte à brûler la Cote d’Ivoire, ADO, malgré son âge et sa fortune, croit répondre à l’appel du devoir : celui d’être au service de la France, servitude à laquelle il a été soumis toute sa vie durant !
Mais il faut redoubler de vigilance car ADO à lui seul ne suffit pas pour changer le CFA en ECO. Les peuples des autres pays de l’UEMOA seront immanquablement confrontés à des situations plus ou moins similaires à celle de la Cote d’Ivoire dans la logique de mise en parenthèse de la « démocratie ». Si ailleurs on ne peut pas se représenter, on cherchera par des subterfuges les plus alambiqués possible, une rallonge pour servir l’ECO mais aussi pour créer les conditions d’assurer solidement les arrières. En effet, l’histoire est entrain d’enseigner que les désignés d’office à la succession ne sont pas toujours dignes de confiance.
En particulier au Niger, nous risquons de nous trouver dans une situation dont personne ne connaît l’issue au cas où les élections se tiennent dans les délais constitutionnels. En effet, si comme l’espèrent les optimistes de PNDS-Tarayya (principal parti au pouvoir), leur candidat remporte les « élections », que feront-ils du commandant étoilé et de son DUBARA ? Un allié pour combien de temps avec un « Général » ancien chef d’État accroché au boubou de Bazoum ?
Si par contre (et c’est ce à quoi nous croyons), c’est DUBARA qui sécuriserait mieux et Issoufou et les français, comment convaincre les nigériens que ce parti qui n’est même pas connu dans nombre de contrées de notre pays, a pu être victorieux lors d’élections tenues en décembre prochain ? Que fera Tarayya dans ce cas de figure ? Se mettre en alliance avec DUBARA ? Pour combien de temps ? Mettre le coude sur la gabegie des 10 années de gestion du pouvoir, suffira t-il à faire renoncer à Bazoum et compagnie l’accession au fauteuil présidentiel ? Rien n’est moins sûr !
Nous n’avons pas voulu parler des partis politiques de l’opposition pour montrer que seulement l’équation à 2 termes ( DUBARA-Tarayya) est un véritable casse-tête dont la résolution, en plus des insuffisances dans la préparation des élections, peuvent constituer des cassus-belis pouvant conduire à l’évocation de situation de force majeure ! Même si le président de la CENI nous a appris à relativiser la force majeure, lui qui a démontré aux nigériens qu’aucune force majeure ne résiste aux instructions du président de la République.
En Cote d’Ivoire, ADO a fini par se dévoiler et les ivoiriens l’attendaient. Il n’a surpris personne là-bas. Ailleurs, certains qui s’accrochent à des certitudes peuvent être surpris !
Ne nous laissons donc pas embarquer dans de faux problèmes et engageons nous résolument dans le combat contre l’ECO Macron-Ouattara.
Les maliens ont très bien compris cela. Après la mission de sauvetage de l’UEMOA sous couvert de la CEDEAO, mission dont l’objectif insensé était de sauver IBK, mission qui a lamentablement échoué, les maliens ont décidé d’occuper tous les espaces publics du pays et de ne plus rentrer chez eux jusqu’à la chute d’IBK. La date retenue pour le dernier coup de buttoir à IBK et son clan est le mardi 11 août prochain.
La France peut soutenir son ADO et ses semblables mais le dernier mot revient incontestablement aux peuples que la France veut continuer à piller pour maintenir la tête hors de l’eau. Et ce n’est pas le projet d’Alpha Condé d’intégrer la Guinée dans la future zone UEMOA en contrepartie de sa forfaiture, qui imposera l’ECO-cfa complètement décrié.
Mobilisons nous tous pour la conquête de notre indépendance et de notre souveraineté !

Ibrahima Hamidou