ONG TEDHELTE : Des échanges approfondis sur la budgétisation sensible au genre (BSG).

 

 

(Niamey-Jeudi, 28 octobre 2021) : Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet : « plaidoyer pour la meilleure prise en compte du budget sensible au genre», l’ONG TEDHELTE a convié quarante-trois (43) personnes à l’hôtel NOOM pour un déjeuner d’échanges sur la budgétisation sensible au genre (BSG). La BSG, rappelle-t-on, consiste à analyser le budget en tenant compte des questions de genre afin de déterminer s’il peut ou non répondre aux besoins des femmes, des hommes, des filles et des garçons. En clair, la budgétisation sensible au genre ne signifie pas diviser le budget de l’État à parts égales entre les femmes et les hommes. C’est un exercice budgétaire qui permet d’évaluer les intersections entre les femmes, les hommes, les filles et les garçons et par exemple l’âge, la classe sociale et la religion). Cet exercice peut être une initiative de l’État au niveau local ou national, des élus ou encore des agents de la fonction publique. Les participants (es) aux échanges sont, entre autres, des parlementaires de l’Assemblée Nationale du Niger, des responsables des organisations de la société civile féminine œuvrant dans les domaines du leadership féminin, du genre, de l’autonomisation économique, de la participation politique des femmes dans les instances de prise de décision, de la paix, de la promotion de l’égalité homme femme, des Associations des bloggeurs ainsi que des professionnels des médias.

Dans son mot introductif, la Présidente de l’ONG Tedhelte Niger, Madame Naomi Binta Stansly a situé l’objectif de la rencontre. Il s’agit d’engager des échanges approfondis sur la BSG et de permettra aux participants (es) de partager les expériences en la matière, de favoriser le réseautage sur le concept, de lancer des dynamiques collectives en ouvrant des pistes de collaboration entre les parties prenantes. Selon ses explications, cet espace d’échange va plancher sur la question de savoir comment prendre en compte le genre dans le budget, reflet des politiques les plus importantes d’un gouvernement. « Il est nécessaire de mener de plaidoyers et lobbying pour une prise en compte des actions en faveur des groupes vulnérables » a-t-elle ajouté.

La rencontre a enregistré la présence des partenaires techniques et financiers notamment l’ambassadrice de la Grande Bretagne, des Représentants de l’Union Européenne, la Directrice du projet USAID/SHIGA, des représentants de l’Ambassade de France, de la Coordinatrice Pays de l’ONG Italienne ACRA, des cadres du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, des cadres de la Direction Générale du Budget du Ministère des Finances, des cadres de la Cours des Comptes, du représentant d’Oxfam, du Haut-Commissariat de Droit de l’Homme, du représentante de NDI, des représentants du Consortium AGIR au Sahel/AHK Fraternité, des représentants du Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire (ROTAB) et des médias partenaires.

Pour rappel, le Projet : « plaidoyer pour la meilleure prise en compte du budget sensible au genre» est mis en œuvre par l’ONG TEDEHELTE en collaboration avec le Financial Services Volunteer Corps (FSVC) du programme Sahel Human Voice in Governance Activity (SHIGA) avec l’appui financier de l’USAID pour une période de six (6) mois (Juin à Novembre 2021).

Ibrahim Mohamed / niameysoir.com

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *