Niger : La Banque mondiale soutient le renforcement de la gouvernance économique, du capital humain et un meilleur accès à l’énergie


 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Niger : La Banque mondiale soutient le renforcement de la gouvernance économique, du capital humain et un meilleur accès à l’énergie

WASHINGTON, 10 décembre 2021 – Les financements approuvés aujourd’hui par la Banque mondiale vont accompagner le Niger pour une reprise économique soutenue et résiliente et permettre au pays d’offrir aux populations un meilleur accès aux services sociaux de base. Ces deux projets contribueront à développer le capital humain, réduire les inégalités de genre, renforcer la gouvernance économique et améliorer l’accès à des services énergétiques fiables et abordables.

Malgré les chocs successifs, le Niger continue de faire des progrès significatifs dans le renforcement de ses institutions, de sa gouvernance économique et de sa transition démographique en vue d’une reduction de la pauvreté et d’une croissance partagée. Mais des défis subsistent pour une plus grande efficacité des dépenses publiques et l’amélioration de la prestation des services de base, y compris dans les zones fragiles et à risques. Dans le domaine de l’énergie, avec 19,5% en 2020, le pays a l’un des taux d’accès à l’électricité les plus faibles du monde avec des disparités importantes entre les zones urbaines et rurales et entre les régions. L’approvisionnement en électricité dépend fortement des importations d’électricité à bas prix  en provenance du Nigeria et de la production domestique coûteuse à base de diesel.

« La Banque mondiale soutient le gouvernement par la mise en œuvre de réformes, entre autres pour améliorer la gestion et la programmation des dépenses publiques, remédier à la crise du capital humain qui se dessine dans l’environnement sécuritaire précaire du Niger, et favoriser une plus grande résilience des populations », a déclaré Joelle Dehasse, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Niger. « Cette résilience nécessite une meilleure gestion des services essentiels tels que l’énergie et l’eau afin de soutenir l’activité économique, une plus grande inclusion des groupes marginalisés et l’amélioration continue de leurs conditions de vie. »

L’une des opérations approuvées aujourd’hui, le Programme d’appui budgétaire d’un montant de 250 millions de dollars se compose d’un don de 125 millions de dollars et d’un crédit de 125 millions de dollars. Il appuiera les réformes pour une reprise économique résiliente grâce aux acquis de ces dernières années, en renforçant la gouvernance économique et le développement du capital humain et en réduisant les inégalités de genre. Ce programme soutiendra également la réponse du gouvernement à la COVID-19 ainsi qu’aux priorités de développement moyen à long terme.

Le Projet d’accélération de l’accès à l’électricité au Niger (HASKÉ), quant à elle, d’un montant de 317,5 millions de dollars appuiera l’électrification du réseau, les mini-réseaux alimentés par des panneaux solaires photovoltaïques, l’électrification solaire hors réseau des institutions publiques et des ménages, et la cuisson propre. Grâce à ce financement, environ 2,5 millions de personnes bénéficieront de services d’électricité nouveaux ou améliorés, 550 000 familles pourront utiliser des installations de cuisson respectueuses de l’environnement et 4 000 institutions publiques seront électrifiées à l’horizon 2027. Ce financement s’inscrit dans le cadre d’une approche de programme décennale et multiphase avec un financement total prévu de plus de 800 millions de dollars.

Ces appuis sont financés par l’Association internationale de développement (IDA)*, et s’inscrivent dans le cadre des grands axes d’orientation de  la Déclaration de politique générale du Gouvernement du Niger et du Plan de Developpement Economique et Social (PDES) 2017-2021.

*L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres du monde. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Ses ressources bénéficient concrètement à 1,6 milliard de personnes. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités de développement dans 113 pays. Le volume annuel de ses engagements s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

Sources : Banque Mondiale Communiqué de presse 2022/033/AFW  


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