Les raisons d’investir au Niger :Le potentiel énergétique

 

Le Niger est caractérisé par l a diversité de son potentiel en hydrocarbures et en énergie. Le potentiel énergétique nigérien comprend plusieurs sous-secteurs.

 

Le sous-secteur de l’électricité

 

Le sous-secteur de l’électricité se caractérise par une dépendance vis-à-vis de l’extérieur;

* La consommation d’électricité se répartit comme suit: ménages 47 %, industries  39%, commerce et services 13% et aménagements hydro-agricoles 1%;

* Le taux d’accès des ménages à l’électricité au niveau national est passé de 3,5% en 1990 à 8,63% en 2010;

* Le nombre d’abonnés est passé de 41.533 à 220.000 pendant la même période. Le système électrique nigérien est organisé en cinq (5) zones électriques auxquels s’ajoute la présence de plusieurs centres isolés alimentés par des centrales thermiques. Le nombre de centrales est passé de 25 en 1990 à 77 en 2010. Le réseau de transport et de distribution est passé de 1903 Km en 1990 à plus de 7000 Km en 2010.

 

Sous-secteur des énergies renouvelables

 

Les formes d’énergies renouvelables (ENR) exploitées au Niger sont l’énergie solaire, l’énergie éolienne, le biogaz et l’énergie biomassique.  Le biocarburant fait depuis quelques années une lente avancée. Les réalisations dans le domaine des ENR sont: les chauffe-eau solaires, les distillateurs solaires, les cuisinières et fours solaires, les séchoirs solaires, le photovoltaïque, les bio digesteurs et les éoliennes. L’exploitation de l’énergie solaire devient de plus en plus croissante au Niger. L’énergie éolienne est utilisée principalement pour l’exhaure de l’eau par des systèmes mécaniques et des aérogénérateurs. Il a été inventorié 34 éoliennes en 1993, 29 sont restées en exploitation en 2000 et 3 en 2006. Le biogaz vit le même sort que l’énergie éolienne. L’essentiel de la consommation énergétique nationale est de la biomasse.

 

Sous-secteur des hydrocarbures

 

L’exploration pétrolière au Niger a débuté dans les années 1958 sur les permis Djado et Talak. Les recherches pétrolières au Niger sont centrées sur 2 grands bassins sédimentaires qui couvrent 90% du territoire national. Il s’agit du Bassin Occidental (Bassin des Iullimenden) et le Bassin Oriental (Bassin du Tchad). De 1960 à 2008, ce sont 41 forages pétroliers qui ont été réalisés sur l’ensemble du territoire national. En comparaison, de 2008 à ce jour, ce sont plus 80 puits qui ont été forés sur le seul bloc Agadem, avec une acquisition sismique de 5000 km en 2D et de 4500 km2 en 3D avec comme résultat global la découverte d’environ 1 milliard de barils de pétrole brut et plus de 12 milliards de m3 de gaz. Il y a actuellement 34 blocs libres pétroliers au Niger repartis entre les bassins oriental et occidental. Quatre (4) blocs font aujourd’hui l’objet d’une Autorisation Exclusive de Recherche (Kafra, Bilma, Ténéré, Agadem). Le bloc Agadem fait en même temps l’objet d’une Autorisation Exclusive d’Exploitation sur 3 gisements (Gouméri, Sokor, Agadi).

 

Potentialités énergétiques

 

Le Niger regorge d’énormes potentialités en ressources énergétiques. Le pays dispose d’un fort potentiel très faiblement exploité. Il s’agit notamment, du charbon, du pétrole, du gaz naturel, de l’hydroélectricité, de l’énergie solaire, de l’énergie éolienne, de l’uranium. La biomasse, notamment le bois-énergie, constitue la principale énergie utilisée par les ménages nigériens.

 

Energie nucléaire

 

Le Niger dispose d’importantes réserves d’uranium estimées à 280.000 tonnes dans la Région d’Agadez ; Aux mines d’uranium exploitées par la SOMAIR et la COMINAK, viendront s’ajouter celles d’IMOURAREN et la SOMINA. Avec la mise en exploitation de toutes ces mines, le Niger occupera le 2ème rang mondial. Aussi, dans une vision à long terme, le Niger s’est engagé dans la mise en œuvre d’un programme électronucléaire à caractère sous régional avec l’assistance de l’AIEA.

 

Energie Hydro électrique

 

Le potentiel hydroélectrique du Niger est estimé à plus de 378,5 MW, dont 230 MW à Kandadji, 122,5 MW à Gambou sur le fleuve Niger et 26 MW à Dyondyonga sur le Mekrou. En outre, plusieurs sites propices à la micro hydroélectricité ont été identifiés sur les cours d’eau saisonniers, notamment les affluents Sirba, Goroubi, Dargol, Goulbi Maradi et Maggia. A cette date, seul le barrage de Kandadji a fait l’objet de financement : un montant de 110 Milliards de FCFA nécessaire à l’exécution des travaux du barrage ainsi que des ouvrages annexes a été obtenu auprès des bailleurs de fonds. Quant au volet production électricité de Kandadji, plusieurs partenaires privés s’y intéressent dans le cadre d’un Partenariat Public Privé (PPP).

 

Charbon

 

Le Niger dispose d’un potentiel important en charbon, un programme de mise en valeur de ce potentiel est en cours, qui va de 20.000 tonnes à 100.000 tonnes pour un usage domestique ; la centrale thermique au charbon de SONICHAR (2 x 16 MW) alimente les villes d’Arlit, Akokan, Tchirozérine et Agadez ; la construction de la 3ème tranche de  50 MW par SONICHAR. La Société Nationale de Charbon de l’Azawak (SNCA.SA) en charge de Salkadamna a entrepris des études de faisabilité en vue de la construction d’une centrale à charbon d’une capacité allant de 200 MW à 600 MW.

 

Ibrahima Adamou

NiameySoir