JUSTICE : L’avocat du candidat malheureux à la Présidentielle 2020-2021 au Niger ne désespère pas

Niamey – Samedi 26 juin 2021 : Me Lirwana Abdourahamane, avocat du candidat malheureux à la Présidentielle 2020-2021, M. Mahamane Ousmane  a animé un point de presse ce matin pour entretenir les médias sur l’évolution de la requête soumise à la Cour de Justice de la CEDEAO contre l’État du Niger pour fin de constater la violation des droits de son client Mahamane Ousmane, candidat à la Présidentielle deuxième tour. Ce dernier, rappelle-ton, conteste toujours les élections qui ont porté l’actuel Chef de l’État M. Mohamed Bazoum à la magistrature suprême.

Me Lirwana Abdourahamane lors du point de presse

Me Lirwana Abdourahamane a rapporté qu’après avoir soumis sa requête, l’État du Niger a été saisi par la Cour de Justice de la CEDEAO pour formuler son mémoire de défense dans un délai d’un mois. « Il reste 26 jours à l’État du Niger pour formuler son mémoire de défense (cf communication de requête du 21 juin 2021)» a-t-il précisé.

Sur le fond du dossier de ce contentieux électoral, l’avocat de l’ancien Président de la République Mahamane Ousmane (1993-1996), s’attaque au fait que selon lui, lors des dernières élections la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) n’a pas pris toutes les dispositions nécessaires pour sécuriser le matériel électoral et les présidents des bureaux de vote dans les zones pastorales d’où assurément la fraude électorale et conséquemment les résultats contestés dans ces zones par son client. Au surplus, a-t-il martelé, « la Cour Constitutionnelle a validé l’élection du sieur Bazoum Mohamed à la Présidence de la République sans vider le contentieux électoral ».

Le 21 Février 2021 suite à l’élection d’un nouveau Président de la République, le Niger a connu des violences post électorales principalement à Niamey, la ville capitale du pays. Pour l’heure, la mise en place du dispositif institutionnel du nouveau régime de Niamey se poursuit progressivement (Assemblée Nationale, Gouvernement et nomination des cadres centraux et de Commandement de l’administration publique etc). Toutefois, l’opposition politique et certaines organisations de la société civile continuent à contester les résultats des élections en dépit de l’investiture du nouveau Chef de l’Etat SEM Mohamed Bazoum, le 2 Avril 2021.

Affaire à suivre…

Sama Abdoul Aziz / niameysoir.com

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