HUMANITAIRE : Plus de 115.000 personnes ont fui l’insécurité dans la région de Tillabéri


 

(Nimaye- Mercredi 1er Juin 2022) La dernière note d’information du Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) basé à Niamey renseigne que les mouvements forcés de population se sont intensifiés dans la région de Tillabéri, au cours des cinq (5) premiers mois de l’année 2022. Et cela, en raison de la recrudescence des violences terroristes. La situation continue à se dégrader dans la zone des trois frontières a alerté l’agence onusienne. A la date du 16 mai 2022, la région compte environ 115.150 personnes déplacées, augmentant ainsi les besoins humanitaires déjà énormes dans cette partie du Niger.

 

 

D’après les données UNDSS, comparativement à l’année 2021, les incidents sécuritaires ont presque doublé au cours de la période de janvier à avril, dans la région de Tillabéri. En effet, pour la même période, 93 incidents sécuritaires ont été enregistrés en  2021, contre 136 en 2022.   Les acteurs humanitaires intervenant dans cette région rapportent qu’au cours du second trimestre environ 34 746 personnes correspondant à 5 045 ménages des zones  des trois frontalières reliant le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont été forcées de se déplacer.

À la frontière du Niger avec le Burkina Faso, ils sont 15 397 personnes à fuir leurs localités d’origine notamment les départements de Gothèye, Torodi et Téra pour se mettre à l’abri des exactions terroristes. Aussi, OCHA a  signalé que vers la fin du premier trimestre 2022, 19 349 personnes  ont fui des localités maliennes pour s’installer dans la commune de Abala.

 

 

La même source souligne qu’à ce jour, douze (12) départements sur les treize (13) que compte la région de Tillabéri sont touchés par ces déplacements forcés. « Ces nouveaux déplacements portent à 115 150 le nombre de déplacés au 16 mai 2022 ; ce qui pourrait accroître les besoins multisectoriels pour sauver des vies dans la région de Tillabéri dans un contexte où les financements sont bas », a mentionné OCHA dans sa plus récente note d’information humanitaire.

Au vu de l’ampleur de ces mouvements vers les frontières nord et ouest/ sud-ouest de la région, les acteurs humanitaires appellent les parties prenantes aux conflits à respecter le Droit International Humanitaire (DIH) ainsi que les Droits de l’Homme.

Soumana Dodo Nouhou / NIAMEY-SOIR

 

 


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *