FONDATION TERRE DES HOMMES Italie : La culture, un vecteur de Paix au cœur de l’inclusion sociale et du développement au Niger et au Burkina Faso

(Niamey, Vendredi 7 Mai 2021) Le Ministre en charge de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat M. Mohamed Hamid a présidé ce matin à l’Hôtel Noom de Niamey la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier d’évaluation finale et de capitalisation du projet : « Expressions culturelles transfrontalières entre le Burkina Faso et le Niger, pour la paix, l’inclusion sociale et le développement». La rencontre a réuni des cadres techniques du Ministère de la Culture, des artistes ainsi que les représentants des parties prenantes du Projet venus de l’Intérieur du pays et du Burkina Faso. D’un montant de deux millions cent quinze mille euros, le projet est financé par l’Union Européenne (UE) et mis en œuvre par la Fondation Terre des Hommes Italie. Il tire à sa fin avec un taux d’exécution d’environ 95%. Ce projet novateur inspiré des réalités socioculturelles du Niger et du Burkina Faso place la culture au centre de ses interventions pour en faire le moteur incontournable de développement social et économique durable.

Mme Laura Amore, Cheffe de délégation de la Fondation Terre des Hommes Italie.

Un partenaire privilégié de la promotion des valeurs

Une vue des participants à l’atelier

Le Ministre M. Mohamed Hamid a rappelé que la mise en œuvre du Projet : « Expressions culturelles transfrontalières entre le Burkina Faso et le Niger, pour la paix, l’inclusion sociale et le développement» a été l’occasion aux jeunes artistes de se former et de développer des entreprises culturelles. Il a souligné que le projet a également permis, dans sa zone d’intervention au Niger (Niamey, Tahoua, Agadez et Maradi), une revalorisation des écoles de formation artistique et culturelle à travers l’aménagement des espaces propices aux expressions culturelles. Avant de terminer son propos, le Ministre a salué les efforts inlassables des parties prenantes du projet pour la réussite des activités exécutées depuis trois (3) ans. « La Fondation Terre des Hommes Italie est un partenaire privilégié dans l’élan gouvernemental de la promotion des valeurs et de lutte contre les anti-valeurs » a conclu le Ministre M. Mohamed Hamid.

La solidarité comme valeur sociale partagée

Auparavant, la Cheffe de délégation de la Fondation Terre des Hommes Italie, Mme Laura Amore a dit que cette initiative vise à susciter une prise de conscience du grand public contre les stéréotypes et autres perceptions collectives liées à la pauvreté et à l’exclusion, en mettant l’accent sur la solidarité comme valeur partagée. « Le projet a fait de la Culture un instrument d’émancipation individuelle et collective à intégrer au cœur des dispositifs de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale » a-t-elle ajouté.

Des participants à l’atelier

Quant à la représentante de l’Union Européenne, elle a assuré le Gouvernement nigérien et la Fondation Terre des Hommes Italie, de la disponibilité de son institution à les accompagner dans la capitalisation des résultats obtenus en vue de pérenniser le Projet. En clair, elle a invité l’ensemble des parties prenantes à une réflexion globale sur les prochaines étapes du projet tant au Niger qu’au Burkina Faso.

Projection film vidéo sur les activités du Projet

Peu après le cérémonial, les participants à l’atelier ont suivi une projection film vidéo des activités du Projet. Cette entrée en matière des travaux qui s’est déroulée en présence du Ministre de la Culture a permis d’engager les échanges interactifs, constructifs et enrichissants sur la culture comme instrument de changement social et de développement économique durable.

Retour sur les résultats concrets du Projet

Après 3 ans de mise en œuvre du projet : « Expressions culturelles transfrontalières entre le Burkina Faso et le Niger, pour la paix, l’inclusion sociale et le développement», les impacts et les résultats concrets ne sont plus à démontrer. En effet, plus de trente-huit milles (38000) personnes dans les deux pays ont été mobilisées pour créer ou rénover des espaces  culturels dans chaque ville (construction des podium et amphithéâtres, utilisation des laboratoires artistique allant appuyer les Ecoles de Formation Artistique et Culturel (EFAC) au Niger et les Centres d’Ecoute et de Dialogue des Jeunes (CEDJ) au Burkina Faso, valorisant ainsi ce que les politiques sectoriels des deux pays avaient déjà prévu et fournissant toutes les dotations des équipements nécessaire.

Les participants lors des travaux de l’atelier

En outre, on peut citer la création de 40 entreprises culturelles par pays (Niger et Burkina Faso) au profit des jeunes garçons comme filles, le regroupement en Groupement d’Intérêt Economique (GIE) de 40 filles par pays, la promotion du leadership à travers plus de 500 activités citoyennes dans un élan inter générationnel et de collaboration avec les autorités coutumières et locales ainsi que les services déconcentrés ; les sketches de théâtres ; la danse chorégraphique ; le slam ; la production des outils de IEC-CC etc. Différents thèmes et sujets de société ont été développés : la prévention, la gestion et la résolution des conflits, la parenté à plaisanterie, les palabres, les proverbes, les tribunaux traditionnels, la méditation.

La représentante de l’Union Européenne à l’atelier

Sur les réseaux sociaux comme Facebook, plus de 47000 vues et interactions ont été suscitées par les activités du Projet. En somme, le projet a jeté les bases pour des changements au sein des générations d’artistes et des jeunes mobilisés en promouvant l’expression de la diversité (culturelle, ethnique et religieuse) des deux pays.

Salamathou Alaké / niameysoir.com

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