DIFFA : Mission décente de presse sur les résultats des offensives sectorielles de l’UNICEF auprès des populations avec l’appui du programme BMZ : Volet accès à l’éducation et à l’eau potable


(Diffa, Mercredi 09 mars 2022) : La mission décente de presse entamée hier dans la région de Diffa par l’UNICEF sous la supervision du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), poursuit ses visites dans la commune de Maïné Soroa avec pour objectifs spécifiques une mise en exergue des interventions sur les volets Education et accès à l’eau potable. En ce qui concerne l’accès et l’utilisation des services de l’éducation, à travers le programme BMZ, l’UNICEF a financé la création de 40 Centre d’Éducation Alternative (CEA) dans la région de Diffa dont 10 dans la Commune de Maïné Soroa. Ces centres ont permis de former 1359 ados et jeunes dont 602 filles contribuant ainsi au développement de leurs capacités et à leur l’insertion socio-professionnelle.

Vue des élèves dans le Centre d’Education Alternative de l’école Toudoun Wada

A terme, le dispositif CEA permettra aux jeunes de participer activement au développement local et à la consolidation de la paix. Dans le cadre de cette décente de presse des journalistes des médias publics et privés, sur les 10 CEA que compte la commune de Maïné Soroa, la mission a visité le Centre d’Education Alternative de l’école Toudoun Wada qui accueille 30 enfants inscrits dont 26 réguliers âgés de 10 et 16 ans.

M. Maman Laouel Bedaï, inspecteur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle / Commune de Maïné Soroa- Diffa

Selon les explications de M. Maman Laouel Bedaï inspecteur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle de la commune de Maïné Soroa, les CEA sont une chance pour ces enfants à majorité des déplacés pour suivre des formations qui les permettent de mieux se préparer un métier dans le futur.  « La fréquentation du centre nous met tous à l’abri de l’oisiveté, c’est une chance pour moi d’être dans ce centre où je suis des formations qui me permettront un jour d’avoir un métier pour subvenir à mes besoins et aux besoins de mes parents, «   a dit Amina Saley (16ans) élève au Centre d’Education Alternative de l’école Toudoun Wada.

Amina Saley (16ans) élève au Centre d’Education Alternative de l’école Toudoun Wada.

Concernant la scolarisation, le maintien de la jeune fille à l’école et la promotion de l’abandon du mariage d’enfant, le projet BMZ a permis d’initier un dispositif de mentorat (scolaire et communautaire) pour 2000 filles du primaire et le premier cycle du collège. Le dispositif à terme permettra d’améliorer les résultats scolaires dans les matières fondamentales (maths, français, écriture) et assurer un environnement favorable à leur épanouissement et protection contre toutes sortes de violence, y compris le mariage d’enfants.

Etape du Village d’ Ambouram abakaram(Maïné Soroa)

Dans le cadre de l’amélioration des conditions d’hygiène et du cadre de vie au niveau des ménages, l’UNICEF a appuyé le Ministère de l’hydraulique et de l’Assainissement pour initier l’approche communale WASH/ATPC dans la commune urbaine de Mainé Soroa afin de la certifier fin de défécation à l’air libre (FDAL). C’est dans cette optique que l’ONG IDELA a été identifiée pour la mise en œuvre de l’approche FDAL, ce qui a amélioré les conditions d’hygiène et d’assainissement pour 101 132 habitants de la municipalité de Mainé Soroa (279 villages et 6 sites de déplacés).

M. Adji Hassane, bénéficiaire du projet BMZ

En outre, le financement du projet BMZ a permis à l’UNICEF de fournir de l’eau potable à plus de 15304 personnes et 6412 écoliers dans 4 municipalités grâce à la construction de forages équipés de pompes humaines, de poste d’eau autonome, de mini-adduction d’eau potable simple et multi-villages et de raccordement d’écoles et de centres de santé aux réseaux d’eau existants.

Dans le cadre du Projet BMZ, le village de M’bouram-abakaram à une quinzaine de kilomètres de Maïné Soroa a bénéficié de ce programme a travers un renforcement de capacités des populations pour une meilleure prise de conscience par rapport au dégoût de la défécation en l’air afin de lutter contre les Maladies du péril fécal.

Mme Yazara Mamane, bénéficiaire du Projet BMZ

A ce propos, Mme Yazara Mamane a signalé que ces renforcement de capacités sur l’hygiène et l’assainissement ont considérablement limité la propension des maladies diarrhéiques. Elle remercié l’UNICEF et ses partenaires qui ont permis à l’ONG IDELA d’assurer les sensibilisations dans ce domaine.

L’initiative a été appréciée par les habitants du village comme la souligné M. Adji Hassane  » Les formations dont nous avions bénéficié dans le cadre de ce projet nous ont permis non seulement de prendre conscience de l’importance de l’hygiène dans nos vies mais aussi de faire un bon usage des nos latrines, avec des cendres et du savon que nous utilisons aux toilettes. Ces pratiques quotidiennes ont assurément permis de réduire les cas des maladies comme la diarrhée et le choléra  » 

A noter que la réalisation et la réhabilitation de deux mini-adduction d’eau potable multi-villages dans la commune de Chetimari et la réhabilitation d’une mini-AEP et d’un poste d’eau autonome (PEA) dans la commune de Mainé-Soroa a permis d’améliorer l’accès à l’eau potable des populations. Dans le même temps, un forage équipé de pompe à motricité humaine a été réalisé à l’école de formation et d’apprentissage culturelle de Diffa (EFAC) pour améliorer l’accès à l’eau des apprenants et enseignants. Aussi, pour le renforcement des systèmes un laboratoire d’analyse et de contrôle de la qualité de l’eau a été construit au niveau de DRHA de Diffa pour le suivi de la qualité de l’eau de tous les ouvrages hydrauliques à l’échelle de la région.

Tout a changé à Soudounkou et Malam Boulamar (Maïné Soroa)

La mission des journalistes a constaté de visu les efforts multiples de l’UNICEF et de ses  partenaires en matière d’accès à l’eau. A noter le coût des réalisations dans ces deux villages s’élève à 53 millions 290 milles franc CFA. L’UNICEF a financé la réhabilitation d’un poste d’eau autonome (PEA) dans les villages de Soudounkou et de  Malam Boulamar où il a réhabiliter 7 bornes fontaines sont réhabilitées et 3 muni-AEP réalisés.

M. Salifou Issa, Directeur départemental de l’hydraulique et de l’assainissement.

« Ces interventions ont eu impact positif sur la vie des populations notamment les femmes qui parcourent des longues distances pour s’approvisionner en eau. Aujourd’hui grâce à l’appui de l’UNICEF elles ont une eau de qualité proche d’elles » a renseigné M. Salifou Issa, Directeur départemental de l’hydraulique et de l’assainissement.

Pour sa part le chef de village de Soudounkou M. Issou Abdou a axé son intervention sur le changement apporté par ces réalisations.

M. Issou Abdou, Chef de village de Soudounkou

« Avant toutes ces réalisations de l’UNICEF dans notre village, les femmes se bousculaient autour du puits parce qu’il n’y a pas toujours d’eau et quand bien même elles en trouvent, l’eau n’est pas propre à boire. Aujourd’hui tout a changé ! nous avons suffisamment de l’eau propre proche de nous grâce à l’UNICEF et à ses partenaires que je tien remercie très sincèrement au nom des populations de mon village » a conclu M. Issou Abdou

Agali.O Yahaya/Envoyé spécial – www.niameysoir.com

 

 

 

 

 

Crédit photos : NAIMEY-SOIR


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