Torture et Mauvais traitements des Migrants: Vers la validation du rapport alternatif au rapport de l’Etat du Niger

Image1Journalistes, Acteurs de la société civile, défenseurs des droits humains ainsi que des représentants des institutions de la République sensibles aux questions des droits de l’homme procéderont, deux (2) jours durant, à la validation du rapport alternatif soumis en application de l’article 19 de la Convention mondiale contre la torture. C’est au cours d’un atelier qui a débuté ses travaux ce mardi 8 Octobre 2019 à l’hôtel Homeland de Niamey. Il est financé par l’organisation mondiale contre la torture et les mauvais traitements (OMCT) en partenariat avec un consortium des organisations de la société civile composé  du collectif des organisations de défense des droits de l’homme et de la Démocratie (CODDHD), de la coordination pour l’orientation et la sauvegarde des acquis démocratiques (Croisade) et de l’association Alternative Espace Citoyen.

Dans son mot d’ouverture de l’atelier, M. Aboulaye Kanni, Coordinateur du CODDHD, a tout d’abord salué l’engagement des organisations de la société civile dans le processus de préparation des rapports sur la torture. Cet engagement se traduit par l’élaboration du présent rapport alternatif, a-t-il ajouté.

A comprendre M. Aboulaye Kanni, ce rapport alternatif à celui de l’Etat, est une analyse du respect des lois, politiques publiques, mesures et pratiques, des écarts dans la mise en œuvre de la convention sur la torture et autres traitements inhumains et dégradants. Avant de conclure son propos, il a signalé que ce processus participe de la présentation du rapport initial de l’Etat du Niger prévu en Novembre prochain devant le Comité Contre la torture ( CAT).

Image3Pour sa part, M. Isidore NGUEULEU, Conseiller aux droits de l’homme pour la région Afrique de l’OMCT, a axé son intervention sur son institution créée  en 1985. Dans le cadre de la préparation du rapport alternatif sur la torture, M. Isidore NGUEULEU a expliqué que l’OMCT cordonne les OSC au comité contre la torture (CAT) qui à son tour contrôle le respect des dispositions de la convention contre la Torture dans les Etats parties. Il examine les rapports initial et périodique de l’Etat. (Art 19).

Adoptée par l’ONU en 1984, la convention contre la Torture est ratifiée par le Niger le 18 décembre 1998, le protocole facultatif (OPCAT) en 2014. Au cours de ces sessions, avant de plancher sur le contenu du rapport alternatif proprement dit, plusieurs communications seront présentées et porteront entre autres, sur la définition des concepts et notions de base (torture et mauvais traitements), le processus de l’élaboration du rapport facultatif, des explications sur le rapport initial et périodique de l’Etat sur la torture, le cycle de sa présentation, la torture et migration etc.

Pour rappel, l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) est créée en 1985 et constitue aujourd’hui la principale coalition internationale d’organisations non gouvernementales (ONG) luttant contre la torture, les exécutions sommaires, les disparitions forcées et tout autre traitement cruel, inhumain ou dégradant. Avec 200 + organisations affiliées dans le monde avec son Réseau SOS-Torture et plusieurs dizaines de milliers de correspondants dans tous les pays, l’OMCT est le plus important réseau d’organisations non gouvernementales actives dans la protection et la promotion des droits de l’homme dans le monde. En 2018, l’OMCT, via son Fonds d’assistance d’urgence, a fourni une assistance médicale, juridique et sociale à 69 victimes de torture dans 15 pays.

niameysoir.com

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