TAHOUA : Appel d’Abalak pour la Paix du 9 au 10 Septembre 2019

IMG_20190908_161727La situation sécuritaire préoccupante du Niger le long de ses frontières avec la Lybie, l’Algérie, le Mali, et le Burkina Faso commande une attention soutenue des plus hautes autorités du pays vis-à-vis de la jeunesse nigérienne particulièrement celle des zones dites « sahélo-sahariennes ». Du reste, plusieurs stratégies ont été développées, des projets et programmes sont mis en œuvre tant par le Gouvernement que par les partenaires au développement dans le sens de créer les conditions optimales pour mettre les jeunes à l’abri de la tentation, du chômage, de l’oisiveté, de la radicalisation, de l’extrémisme violent et du terrorisme. Le plus impressionnant dans cette dynamique est la prise de conscience de certains jeunes à accompagner le Gouvernement dans sa ferme détermination à relever les défis sécuritaires.

Dans cette logique, les jeunes au niveau d’Abalak entendent jouer un rôle essentiel pour un changement de comportement dans une perspective de vivre ensemble. En clair, il s’agit surtout de promouvoir la cohésion et la quiétude sociales dans l’égalité et la diversité culturelle d’où « l’Appel d’Abalak pour la Paix ».

La vision du projet « Appel d’Abalak » pour la Paix du 9 au 10 Septembre 2019

Prévu se tenir du 9 au 10 Septembre 2019 à Abalak (Tahoua) sous le Haut patronage du Premier Ministre, Chef de Gouvernement SEM Brigi Rafini, cet évènement a été reporté à une date ultérieure en raison du décès de l’honorable Zeinou Ag Mohamed Khamed Almoumine, Amenokal de kel Aghalal, Imam de l’Azawagh, Chef du 2ème Groupement d’Abalak. De son vivant, il fût un artisan de la Paix dans cette zone. Le décès est survenu dans la nuit du Vendredi au Samedi 7 Septembre 2019.

IMG_20190908_161706L’Appel d’Abalak pour la Paix, la Cohésion sociale, l’Education et le Développement est une initiative portée par une jeunesse profondément consciente des multiples défis de développement auxquels sont confrontés l’Azawagh en général et Abalak en particulier.   Au plan démographique, une des particularités, est qu’à Abalak la majorité des jeunes vit dans des conditions difficiles dont principalement le chômage et la faible fréquentation scolaire surtout en milieu nomade.

La situation est de plus inquiétante car exposant cette frange vulnérable de la population à toute sorte de tentation : le recrutement par les terroristes, les trafiquants (armes, drogues, traite de personnes), la migration irrégulière, etc. Dans cet ordre d’idée, des voix dissidentes ont plusieurs fois tenté de se faire entendre par rapport ce qu’elles qualifient du « peu d’intérêt » que les gouvernements qui se sont succédé accordent à cette localité. Routes dégradées, infrastructures scolaires et sanitaires sous équipées, des ressources agricoles et pastorales peu ou mal exploitées. Il va sans dire que les pesanteurs socioculturelles locales ont considérablement freiné de développement de cet ilot de Paix au cœur de l’Azawagh. La faible fréquentation des infrastructures sanitaires et scolaires en est une parfaite illustration.

niameysoir.com

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