SYNTRAMIN : Ouverture des travaux du 9ème Congrès ordinaire

ALLOCUTION D’OUVERTURE DES TRAVAUX DU 9ème CONGRES ORDINIARE PAR M. Moutari Aboubacar, SECRETAIRE GENERAL DU BEN SYNTRAMIN

  • Monsieur le ministre des mines,
  • Monsieur le ministre du pétrole,
  • Monsieur le ministre des industries
  • Madame la ministre de l’énergie,
  • Messieurs les directeurs généraux des sociétés minières,
  • Camarade secrétaire général de l’USTN,
  • Camarade président de l’union ouest africaine des syndicats des mines, de l’énergie de l’eau (UASEME)
  • Camarades représentants des organisations régionales et internationales des travailleurs des mines et énergies,
  • Camarades secrétaires généraux des syndicats amis,
  • Camarades membres du BEN /SYNTRAMINES,
  • Camarades congressistes,
  • Mesdames et messieurs ; en vos rangs, grades et qualité.

Permettez-moi de rendre grâce à Allah, le clément, le miséricordieux, pour nous avoir permis de nous retrouver ce jour, lundi 3 février 2020 pour l’ouverture des assises du 9eme congrès statutaire du syndicat national des travailleurs des mines du Niger (le SYNTRAMIN).

De notre dernier congrès statutaire tenu en avril 2015 à ce jour, plusieurs de nos camarades nous ont quittés pour le repos éternel ; en leurs mémoires et en celles de nos vaillants soldats tombés pour la défense de la patrie, je vous demande d’observer une minute de silence et dire une Fatiha.

 C’est avec un réel plaisir que j’ai l’honneur de prendre la parole au nom du bureau exécutif national et de l’ensemble des militants du syndicat national des travailleurs des mines du Niger pour souhaiter la chaleureuse bienvenue à tous les délégués ainsi qu’à nos amis venus des contrées lointaines pour nous témoigner leur solidarité et leur amitié.

Trouvés tous ici l’expression de notre profonde gratitude !

Camardes, le secteur minier est partout en crise à travers le monde, et nulle part cette crise ne se justifie.

Les pays développés continuent à produire de l’électricité à partir de l’uranium, l’or est toujours convoité, bref ; la société de consommation ne saurait se passer d’aucun minerai ; malgré les chantages que les multinationales exercent sur nos pays.

C’est ainsi que la société SOMINA d’Azelik décida de fermer ses portes sans raison apparente, mettant ainsi à la rue plusieurs centaines de nos camarades.

A la société des mines du Liptako, la SML et ses travailleurs souffrent des multiples ping-pong entre l’Etat et les différents repreneurs.

A l’heure actuelle, les travailleurs sont à leur N nième chômage dit technique.

En 2018, la SOMAIR procédait à un licenciement de 159 agents et environ 500 autres de la sous-traitante connurent le même sort.

 La situation d’actualité est certainement celle de la COMINAK ou ORANO, ancienne AREVA, ancienne COGEMA vient d’annoncer l’épuisement du minerai et l’arrêt programmé des activités pour le 31 Mars 2021.

Cette fermeture de la COMINAK sera suivie de conséquences très fâcheuses pour le pays et particulièrement dans la région d’Agades.

La SONICHAR connaitra inéluctablement par ricochet une situation fâcheuse pour la mévente de sa production énergétique.

Devant ce tableau sombre et sans précédent dans l’histoire des mines du Niger, et face au comportement insouciant des autorités qui frise la complicité d’avec l’impérialisme international, nous devons changer de comportent et de vision et nous engager résolument dans la protection de notre tissu industriel ainsi que la sauvegarde de nos emplois.

C’est pourquoi nous avons retenu comme thème de réflexion pour ce congrès : quel avenir pour le secteur minier au Niger ?

Mesdames et messieurs, chers camarades, il faut bien se rappeler les conclusions de notre dernier conseil syndical ainsi que les raisons évoquées pour la situation de la COMINAK :

  • On évoque l’épuisement des réserves ; ce qui ne peut permettre la poursuite de ces activités ;
  • Des couts d’exploitation très élevés et la forte baisse des prix de l’uranium ;
  • Le déficit enregistré par la COMINAK et ce depuis 2017, malgré la mise en place de plusieurs scénarios pour une recherche d’équilibre de prix de production dont les travailleurs ont payé la lourde tribu

Camarades, en analysant de près, on se rend compte que les motifs avancés ne tiennent pas véritablement ; il y a plutôt des raisons politiques sous-jacentes qu’on nous cache et qu’on cache au peuple nigérien.

Nous demandons aux autorités du Niger de réaffirmer haut et fort la souveraineté du Niger sur ses ressources et de ne pas se plier sous le dictat de ORANO et de la France !

Camarades, un congrès est la réaffirmation de la vitalité d’une organisation.

 Camarades, sur ce, je prie le bon Dieu pour qu’il guide nos esprits et nous permettre d’aboutir à de bonnes conclusions.

VIVE LE SYNTRAMIN, uni et fort !

VIVE L’USTN, unie et forte !

VIVE LA SOLIDARITE SYNDICALE !

Je vous remercie de votre aimable attention.

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