SOCIÉTÉ: Mettre Fin à la Violence Basée sur le Genre

Mot éditorial de SEM. Eric P. Whitaker , ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Niger à l’occasion de la Journée Internationale de Lutte contre la Violence Basée sur le Genre.

Nous Devons Travailler Ensemble pour Mettre Fin à la Violence Basée sur le Genre

Par Eric Whitaker, Ambassadeur des États-Unis au Niger

L’Ambassade des États-Unis se tient aux côtés de la communauté internationale pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes sous toutes ses formes, lors de la Journée Internationale pour l’Élimination de la Violence à l’égard des Femmes célébrée le 25 novembre. L’Ambassade des États-Unis observera également les 16 Jours d’Activisme contre la violence sexiste qui l’accompagnent et dont le point culminant qu’est la Journée des Droits de l’Homme, le 10 décembre, a été instituée afin de sensibiliser l’opinion publique au fait que les droits des femmes constituent des droits fondamentaux pour mettre fin à la violence basée sur le genre.

L’Ambassade des États-Unis estime que la violence basée sur le genre non seulement viole les droits fondamentaux des femmes et des filles, mais qu’elle constitue un obstacle majeur à l’autonomisation des femmes en tant que forme de discrimination violente. Ce type de violence peut avoir des conséquences à la fois sur la santé et à long terme sur la participation des femmes à la vie quotidienne et leur capacité à assumer leurs rôles au sein de leur famille, de leur communauté et de leur pays. En outre, la violence sur le lieu de travail touchant les femmes de manière disproportionnée, nuit à leur sécurité économique et entrave la croissance économique. Parce qu’elle est si destructrice pour les sociétés, les communautés et les familles, la violence basée sur le genre nécessite une réponse globale de la part des gouvernements et de la société civile. La Stratégie Américaine sur les Femmes, la Paix et la Sécurité examine l’importance de la protection des droits fondamentaux des femmes et des filles, notant que les femmes ne peuvent participer pleinement à la prévention ou au règlement des conflits, ni aux efforts de relèvement si elles-mêmes sont victimes de violence.

La violence basée sur le genre est répandue dans le monde entier : selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé, environ une femme sur trois dans le monde a été victime de violences fondées sur le genre à un moment donné de sa vie. Selon les Nations Unies, environ 35% des femmes dans le monde ont été victimes de violences physiques et / ou sexuelles. Il est difficile de confirmer le nombre exact de viols et d’agressions sexuelles en raison du nombre élevé de non-poursuites pour les auteurs, de la stigmatisation envers les victimes, de la crainte de représailles ou du silence des victimes. Les femmes sont plus susceptibles d’être victimes de violence conjugale si elles ont un faible niveau d’instruction, si elles sont témoins pendant l’enfance de maltraitance de leur mère par le conjoint, et si elles acceptent la violence, les privilèges masculins et le statut de subordonné de la femme. En outre, les situations de conflit, de post-conflit et de déplacement peuvent exacerber les violences existantes, telles que celles perpétrées par des partenaires intimes, ainsi que les violences sexuelles commises par d’autres personnes pouvant engendrer d’autres formes de violence à l’égard des femmes.

Il existe de nombreuses façons de s’attaquer aux causes profondes de la violence basée sur le genre. L’éducation, la prévention de la maltraitance des enfants et l’élimination des rapports de pouvoir inégaux ancrés dans des stéréotypes sexistes discriminatoires dans la culture sociétale au sens large, sont autant d’outils efficaces. L’Ambassade des États-Unis a entrepris des efforts au Niger pour réduire la violence basée sur le genre et les intègre dans tous ses programmes. Par exemple, le projet « Participatory Responsive Governance » de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) vise à renforcer le leadership et la participation des femmes et des filles aux processus de prévention et de réduction de l’extrémisme violent dans les communautés vulnérables, en créant 22 groupes de 220 femmes pour améliorer la liberté de mouvement et la participation aux efforts de résolution des conflits.

Dans la région de Diffa, le « Hadin Guywa Nlewa jam » parrainé par l’USAID permet aux femmes d’exprimer activement leurs préoccupations en matière de sécurité et de prestation de services auprès des autorités locales, des organisations humanitaires et des forces de défense et de sécurité. L’activité « Espaces sûrs » de l’USAID offre aux adolescentes un environnement informel sécuritaire leur permettant de se rassembler pour acquérir de nouvelles compétences, de développer des réseaux sociaux et de se renforcer mutuellement sous le mentorat de femmes de confiance et très respectées, sélectionnées dans leurs communautés. Dans le cadre de ce programme, les adolescentes qui risquent d’être forcées de se marier tôt peuvent demander l’aide d’un mentor pour plaider auprès de leurs parents afin de retarder le mariage jusqu’à la fin de leurs études. Notre programme sur l’Initiative pour la Gouvernance en matière de Sécurité (SGI) s’associe aux forces de sécurité nationales du Niger pour mettre en place une formation sur la prévention du harcèlement sexuel à l’École de Police. Notre Bureau de la Coopération en matière de Sécurité, en collaboration avec les forces de défense du Niger, a lancé cette année la première des quatre activités de la stratégie Femmes, Paix et Sécurité de l’Ambassade des États-Unis visant à accroître la diversité des forces de sécurité et à apporter une contribution des femmes à la sécurité du Niger.

Vous pouvez également agir à un niveau individuel. Ensemble, nous pouvons soutenir nos mères, nos sœurs, nos filles, nos tantes et nos épouses en encourageant une culture d’autonomisation et en abordant ouvertement le sujet de la violence basée sur le genre. Ensemble, nous pouvons mettre fin à la violence basée sur le genre et assurer la sécurité de toutes les femmes et de toutes les filles.

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