SECURITE : Le cri de cœur de la Première Dame Aissata Issoufou au Forum des Gouverneurs de la CBLT

IMG-20190718-WA0030La Première Dame du Niger, Présidente de la Fondation Guri-Vie Meilleure, Mme Aissata Issoufou a profité de la plénière du Forum des Gouverneurs du bassin du Lac Tchad tenue à Niamey du 16 au 18 juillet 2019 pour lancer un cri cœur à l’endroit des participants. Au vrai, c’est un plaidoyer très touchant qui a porté sur la situation sécuritaire et humanitaire critique qui prévaut dans le bassin du lac Tchad. Aissata Issoufou n’y est pas allée avec le dos de la cuillère pour exprimer sa peine de mère, de sœur et de ressortissante de Diffa.

Face à un parterre d’experts nationaux et internationaux, en présence des Gouverneurs des pays membres de la CBLT et des partenaires au développement, la Première Dame s’est prononcée en ces termes : «  Je n’ai pas prévu de discours parce que j’ai préféré laisser mon cœur parler au nom des femmes, des enfants, des personnes âgées  et des jeunes qui vivent des situations d’urgence inimaginables ».  « Certes, ils ont besoin d’assistance mais le mieux est qu’ils ont surtout besoin de vivre une vie normale chez eux pour se passer de l’aide » a ajouté Mme Aissata Issoufou.

20190718_111649Au cours de cette intervention elle a donc plaidé en faveur de ces couches sociales vulnérables des zones affectées par la crise sécuritaire. Ce n’est pas sans reconnaitre et encourager l’effort qui est en train d’être fait dans ce sens par les Etats et les agences humanitaires sur le terrain. Au final, la Première Dame a  beaucoup insisté sur la nécessité et l’urgence de restaurer la Paix dans cette zone. Ce plaidoyer qui a retenti dans la salle du Forum vise assurément à attirer l’attention des participants, des décideurs ainsi que des partenaires au développement sur la nécessité de repenser leurs approches vis à vis de ces groupes-cibles.

Pour rappel, la reconduction des mesures exceptionnelles de l’état d’urgence principalement dans la région de Diffa depuis le  10 Février 2015 dit long sur la persistance et la complexité de la situation. Du reste, en Avril dernier, le comité de veille citoyenne de la région de Diffa s’est insurgée contre l’état d’urgence à Diffa : « Ces mesures de restrictions ont contribué à l’effritement du tissu socioéconomique et à accentuer la vulnérabilité des ménages de la région de diffa » avait-il déclaré.

niameysoir.com