Le Niger engagé pour l’éducation complète à la sexualité

Un atelier de validation de la feuille de route pour l’opérationnalisation de l’Éducation Complète à la Santé de la Reproduction des Adolescents et des Jeunes (ECS) a débuté, hier mardi 22 mai 2018, à Niamey. Cette rencontre regroupe les acteurs tant étatiques que de la société civile active dans le domaine de la santé de reproduction et de l’éducation sexuelle. Il s’agira pour ces participants de contribuer au renforcement de l’engagement de la société civile dans le repositionnement de la planification familiale en Afrique de l’Ouest pour l’atteinte des objectifs du Partenariat de Ouagadougou.
Le Niger dont 69% de la population est âgée de moins de 25 ans dont 74,2% est comprise entre 14 et 19 ans a besoin de disposer d’un programme de santé reproductive accessible à ces jeunes et surtout susciter chez eux des comportements sains. C’est à cela que doit conduire l’éducation complète à la sexualité (ECS). Elle se veut comme un processus d’enseignement et d’apprentissage fondé sur un programme portant sur les aspects cognitifs, émotionnels, physiques et sociaux.
La présente rencontre fait suite à l’atelier technique régional tenu sur cette thématique en février 2018 à Abidjan en Côte d’Ivoire au cours duquel chacun des quatre (4) pays concernés avait élaboré une feuille de route et s’était engagé à organiser sa validation au niveau national. Le partenariat de Ouagadougou auquel il est fait référence, il faut le rappeler, est né de l’engagement des Chefs d’Etat et de Gouvernement des neuf (9) pays de l’Afrique de l’ouest francophone, à atteindre 2,2 millions de utilisatrices additionnelles de planification familiale d’ici 2020 pour assurer le dividende démographique c’est-à-dire la croissance économique potentielle liée à l’évolution de la pyramide des âges d’une population. A cet effet, le Niger s’est engagé, entre autres, à mettre en œuvre d’ici fin 2018, la délégation des tâches pour le paquet de service SR/PF (Implants et Injectable) aux agents communautaires telle que proposée par les Ministres de la Santé de la CEDEAO le 16 Juin 2017 à Abuja.
C’est donc pour disposer d’un référent au niveau national dans la mise en œuvre de l’éducation complète en santé que le document portant feuille de route est soumis à l’appréciation des différents acteurs nationaux. A noter que la rencontre a été ouverte sous la présidence du secrétaire général du ministère des enseignements secondaire M. Mohamed Zeidane en présence de la directrice régionale adjointe du Projet Civil Society For Family Planning –CS4FP Plus (CSFP+) Dr Coulibaly et de Dr Halima Ali, représentant la direction générale de la santé de reproduction au ministère de la santé.

M.I