La ville de Niamey met en garde : qui casse répare.

Le bien public est sacré. Notre liberté s’arrête là où commence celle des autres. La liberté n’est pas synonyme du droit absurde de faire tout ce que l’on veut mais plutôt de faire tout ce que les lois permettent. La Démocratie est par essence l’État de Droit entendu comme la gouvernance par les textes… C’est la substance du message qu’a voulu faire passer le président de la délégation spéciale de la ville de Niamey M. Moctar Mamoudou pendant qu’il supervisait sur le terrain les équipes de la municipalité chargées de rétablir la voirie sur les grandes artères de la Capitale.

Pourquoi la voirie urbaine ?

DSCN4296Selon Moctar Mamoudou « Si la ville est la vitrine du pays, la capitale l’est doublement, la voirie urbaine c’est la vitrine de la vitrine, c’est pour cela que l’éclairage des grandes artères de la capitale fait partie des activités essentielles sur laquelle nous mettons beaucoup l’accent. Nous faisons en sorte que la voirie urbaine soit en bon état c’est-à-dire propre et bien éclairée ne serait-ce que pour un début sur les axes principaux de la ville de Niamey. »

Les manifestations publiques et les actes de vandalisme à Niamey :

On le sait, Niamey la ville capitale est aussi celle qui bat les records par rapport à celles de l’intérieur du pays en matière d’organisation des manifestations publiques. Si cela traduit assurément de la vitalité de notre jeune Démocratie, malheureusement, certains citoyens n’attendent que les manifestations publiques pour s’en prendre au bien public  par des actes de vandalisme que rien ne justifie : bruler des pneus au milieu de la voie publique, injures voire agression des paisibles citoyens, endommager les matériels roulants de l’administration publique ou des représentants du corps diplomatique accrédité au Niger, arracher ou casser les feux optiques, menaces de bruler des stations service etc.

 MAnifA comprendre les autorités de la Ville de Niamey cette mentalité est révolue. Il est temps de ‘’civiliser’’ les manifestations publiques car c’est aussi cela la citoyenneté responsable. Le bien public est notre bien commun à tous. Les manifestations publiques ne doivent plus être synonymes de casse, de destruction des biens publics et ou privés.

Sécuriser le bien public dans la ville de Niamey :

Qu’il s’agisse des cas de destruction du bien public, ou de la municipalité soit par accident soit à l’occasion des manifestations publiques, la ville de Niamey travaille en étroite collaboration avec la police nationale et les maisons d’assurance pour mettre la municipalité et l’État dans ses droits. Qui casse répare. Chacun doit assumer la responsabilisé de ses actes. Ailleurs, les citoyens balaient la voie publique après leurs manifestations mais au Niger l’État doit toujours débourser des ressources pour réparer les dégâts.

Dorénavant, en cas de destruction de bien public de la municipalité, si l’auteur n’a pas d’assurance, celui-ci supporte la réparation à ses frais. « Nous avons déjà enregistré des cas où des réparations sont faites et d’autres en cours. La ville de Niamey veillera sur l’effectivité de cette mesure en étroite collaboration avec les services de police …..» a dit le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Niamey.

L’appel de la ville de Niamey

DSCN4330Les populations doivent prendre soin du mobilier urbain. C’est leur bien commun. Le droit de manifester ne donne pas le droit de s’en prendre au mobilier de la municipalité ou du bien public en général. Cela parce que lorsqu’il sera endommagé c’est encore leur argent qui sera utilisé pour le réparer. « Je pense que ce n’est pas citoyen de s’en prendre au mobilier urbain, nous devons plutôt en prendre soin. J’en appelle à leur sens de responsabilité. Nous sommes dans une démocratie respectueuse des libertés publiques et qui offre à juste titre des voies ainsi que des mécanismes légaux pour se faire entendre sans endommager le bien public. » a conclu M. Moctar Mamoudou.

niameysoir.com