IDH 2018 : réaction du ministère nigérien de la santé publique

REPUBLIQUE DU NIGER
Fraternité – Travail – Progrès
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
SECRETARIAT GENERAL

Commentaire IDH

L’Indice de développement humain (IDH) est un indice composite qui mesure la qualité de vie moyenne de la population d’un pays. Théoriquement, l’indice va de 0 à 1. Il tient compte de trois dimensions du développement humain :
– la possibilité d’avoir une vie longue et en santé en se fondant sur l’espérance de vie à la naissance,
– le niveau de scolarisation, évalué à partir du taux d’analphabétisme et de la fréquentation des différents niveaux du système scolaire,
– le standard de vie, calculé à partir du produit intérieur brut (PIB) per capita en tenant compte de la parité du pouvoir d’achat (PPA).
Concernant la santé :
Les indicateurs clés de la santé contribuant à l’amélioration de la santé des populations en lien avec l’espérance de vie à la naissance au Niger ont connu des progrès significatifs de 2015 à 2017.

Ainsi, la couverture sanitaire (Population ayant accès aux CSI dans un rayon de 5 km) au plan national est passé de 48,47% en 2015 à 50,14% en 2017. Les activités de construction et de transformation des cases de santé en CSI couplées aux activités foraines, mobiles ont permis d’améliorer le taux d’utilisation des soins curatifs qui est passé de 52,58% en 2015 à 56,50% en 2017.

En outre, le taux d’utilisation de la contraception moderne a connu une avancée significative passant de 24,18% en 2015 à 29,16% en 2017. Cela est dû à la disponibilité des produits contraceptifs, à l’approche des distributeurs communautaires, l’organisation des cliniques mobiles et la mise en œuvre de l’initiative à résultats rapides (RRI).
Par ailleurs, les couvertures des différents antigènes du PEV ont progressé selon les enquêtes de ouverture réalisées en 2010, 2013 et 2017.

FIG1

Figure1. Taux de couverture en antigènes du PEV au plan national selon les enquêtes de couverture vaccinale de 2010, 2013 et 2017 au Niger

Toutes ces interventions ci plus haut (constructions des infrastructures, PF, PEV…) et bien autres (activités des programmes Maladies Tropicales Négligées, paludiSme, Nutrition…) ont contribué à une baisse significative de la mortalité infanto juvénile comme illustré par la figure ci-dessous :

Copie-de-FIG

Figure2.  Evolution des taux de mortalité infanto-juvénile au Niger de 2006 à 2017 (EDSN).

Cependant, selon le rapport du PNUD sur l’IDH 2017, le Ministère de la Santé Publique a relevé un paradoxe entre les progrès réalisés et la baisse de l’espérence de vie à la naissance entre 2016 et 2017. Ces résultats publiés par le PNUD pour le Niger suscitent beaucoup d’interrogations.

En effet, le pays aurait connu une baisse de son espérance de vie à la naissance de 61,9 ans en 2016 à 60,4 ans en 2017 (soit une baisse de 1,5 an). Cette baisse est surprenante car l’espérance de vie à la naissance est un indicateur qui ne baisse de manière importante que lorsque le pays est confronté à des catastrophes.

Au Niger, depuis plus plusieurs années toutes les études et enquêtes conduites par l’INS, le Ministère de la Santé Publique (MSP) et d’autres institutions ont fait ressortir une amélioration des indicateurs de la santé, notamment en termes de couverture sanitaire, de l’augmentation de personnel de santé qualifié, de la baisse de la mortalité des enfants de moins de 5 ans, etc. En effet, l’espérance de vie à la naissance est fortement déterminée par la mortalité des enfants de moins de 5 ans qui baisse de manière très significative depuis 1990 au Niger.  Il est à noter que selon les projections démographiques élaborées par l’INS, l’espérance de vie à la naissance a été estimée en 2017 à 64,5 ans.

Sources: MSP