Cérémonie de lancement du Plan de Réponse Humanitaire pour le Niger

La salle des banquets du Cabinet du Premier Ministre a servi de cadre, ce jeudi 15 février 2018, au lancement du 8ème Plan de Réponse Humanitaire pour le Niger. Lequel Plan est élaboré au moment où le pays a décidé de se doter d’une Politique Nationale de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes.

Présidée par M Brigi Raffini, Premier Ministre, Chef du Gouvernement,  cette cérémonie a réuni la communauté humanitaire présente au Niger, les partenaires techniques et financiers  ainsi que les représentants des ONGs nationales et internationales.

DSCN1908Pour Mme Fatouma Bintou Djibo, Coordonnatrice Résidente du système des Nations Unies au Niger, Représentante Résidente du PNUD, ce fut l’occasion de brosser la situation humanitaire au Niger qui se caractérise, entre autres, par les épidémies saisonniers récurrentes, la migration irrégulière, l’insécurité alimentaire dans certaines zones  de vulnérabilités à Diffa et à Tillabery, la malnutrition avec plus d’un million d’enfants touchés, les inondations avec 200. 000 personnes affectées en 2017, le faible accès aux services sociaux de base liés notamment aux déplacements prolongés des populations de Diffa en raison de la crise sécuritaire dans le bassin du lac Tchad puis l’insécurité grandissante aux frontières avec le Mali.

Malgré la complexité de tous ces défis,  la Coordonnatrice du Système des Nations Unies au Niger a fortement salué l’application de la panoplie de mesures prises par le Gouvernement nigérien pour y faire face. A Mme Fatouma Bintou Djibo de constater et d’encourager «  la volonté commune affichée d’aller vers une plus grande complémentarité et une synergie réelle entre le plan de réponse humanitaire et le plan de soutien afin d’éviter les doublons et les superpositions. »

Procédant au lancement officiel du Plan de réponse humanitaire, le Premier Ministre  Brigi Raffini a souligné que cette année encore la Région de Diffa restera au centre des priorités du Gouvernement car, dit-il, en dépit des progrès sensibles enregistrés au plan de la stabilité sécuritaire au cours de l’année 2017, la situation humanitaire demeure une préoccupation à en juger par le nombre croissant des personnes dans le besoin. Dans le même ordre d’idées, les régions de Tillabéry et de Tahoua  retiennent l’attention des plus autorités du pays en raison des attaques et autres incursions de groupes armés basés au Mali.

En 2018, les acteurs humanitaires auront besoin de 338 millions de dollars dont 163 millions pour la région de Diffa (soit 48%) pour conduire leurs opérations. Au total, 163 projets portés par 39 organisations dont 103 projets pour la région de Diffa au titre de la crise du Bassin du Lac Tchad sont retenus.

On rappelle que le plan de réponse humanitaire 2017 comportait 79 projets pour la seule région de Diffa sur 122 projets retenus. Pour rappel, en 2017, l’appel de fonds pour le Niger visait à mobiliser 287 millions de dollars. Sur ce besoin financier global, 227 millions USD ont pu être mobilisés, soit 79%.

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