Célébration de la 27ème Édition de la Journée Nationale de la Femme (JNF)

Le 13 Mai 2018, le Niger a commémoré la journée nationale de la femme (JNF) célébrée le 13 mai de chaque année depuis 1991, date historique qui marque l’engagement réussi de la lutte politique des femmes nigériennes. Les activités commémoratives de cette journée ont été organisées au Palais des Congrès de Niamey sous la présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement M. Brigi Rafini. Etaient également présents à cette gigantesque rencontre des femmes, les membres du Gouvernement, les députés nationaux, la Coordinatrice du Système des Nations Unies,  les chefs traditionnels et leaders religieux, les femmes leaders, responsables  des ONGs et Associations féminines.

Procédant au lancement des activités de cette journée, le Premier Ministre Brigi Rafini a souligné qu’à travers le thème de cette année : « l’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural », il s’agit de mesurer la portée de la dynamique initiée par le Gouvernement en faveur de la protection, du soutien, et de l’accompagnement de la jeune fille en cours de scolarité. En effet, poursuit-il, les conditions de vie de la femme en milieu rural sont connues et elles se traduisent par des charges de travail pour assurer l’alimentation, la fourniture de l’eau, du bois de chauffe, l’éducation des enfants, les grossesses rapprochées dans un environnement social qui l’exclu de la participation aux décisions, y compris celles qui l’engagent.

Parlant de la scolarisation de la jeune fille, le Premier Ministre a expliqué l’importance de la question pour son Gouvernement. «  Il s’agit d’abord de corriger les inégalités constatées au niveau de l’accès à la scolarité ». En effet, au niveau de l’enseignement primaire, le taux brut de scolarisation pour les garçons est de 83,3% alors que celui des filles est de 72,1% soit dix points d’écart par rapport à l’équité. Le taux d’achèvement au primaire est de 88% pour les garçons et il est de 72,9% pour les filles. Il s’ensuit que trente (30) filles sur cent (100) n’achèvent pas leur scolarité au niveau du primaire. Il a été démontré aussi que le rang du Niger à l’IDH est dû, notamment au faible taux d’alphabétisation des adultes.

Face à tous ces défis, le Gouvernement est résolu à aller de l’avant en faveur de la femme et de la jeune fille à travers une séries de mesures : la lutte contre les préjugés dévalorisant la femme ; la multiplication des actions de plaidoyer pour faire face aux situations de dépendance des femmes et assurer l’équité du genre en mettant un accent particulier sur les couches les plus vulnérables notamment celles vivant en milieu rural ; permettre à un grand nombre d’acteurs femmes et hommes, des secteurs publics et privé, de la société civile, des syndicats, des médias, des partis politiques de de prendre, en accompagnement du gouvernement, de réaliser des actions en faveur de la scolarisation de la jeune fille et de l’alphabétisation des femmes ; accélérer la scolarisation de la jeune fille.

EDS